Sabyl Ghoussoub : « Les lycéens m’ont fait comprendre pourquoi j’avais écrit ce livre »

Le jeune écrivain franco-libanais auteur du livre Beyrouth- sur-Seine (Stock) lauréat du prix Goncourt des lycéens.  - Credit:TONY HAGE / MAXPPP
Le jeune écrivain franco-libanais auteur du livre Beyrouth- sur-Seine (Stock) lauréat du prix Goncourt des lycéens. - Credit:TONY HAGE / MAXPPP

Sabyl Ghoussoub marche vite dans la rue, direction le siège des éditions Stock, où on l'attend impatiemment. Il semble sincèrement surpris d'avoir été distingué. Pourtant, Beyrouth-sur-Seine, son troisième roman, prix Goncourt des lycéens, a tout pour plaire aux jeunes : la verve, l'émotion, la colère, la drôlerie. Et, bien sûr, la quête de racines d'un jeune homme qui a grandi entre des parents libanais en exil, qui lui ont transmis pour ce pays l'amour et la colère.

Le Point : Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de ce prix ?

Sabyl Ghoussoub : Une vive émotion. Je suis très touché qu'une histoire d'exilés et de guerre puisse marquer la jeunesse d'aujourd'hui. Cela me donne une grande confiance en elle !

Pourquoi ont-ils été sensibles à votre histoire ?

Je crois que l'on peut tous se reconnaître dans les histoires d'exil, car l'histoire du monde en est faite. Surtout quand on est jeune. Que l'on change de région, de ville, de pays, que l'on se déplace pour des raisons économiques, de travail, d'études, on se retrouve tous, à un moment donné, loin de sa famille, de ses proches, de sa terre. Ce sentiment d'éloignement qui est au cœur du livre, beaucoup peuvent le comprendre.

Vous abordez une multitude de sujets : c'est un texte court, mais dense !

J'aborde dans ce texte un grand nombre d'éléments différents : la guerre au Liban, mes parents qui ont été rattrapés par cette guerre à Paris, une histoire familiale, d'amour, et puis l'actualité du pays, sa souffrance con [...] Lire la suite