"S.O.S. Culture" : l'exception culturelle face à la tyrannie du capital

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Henri Peña-Ruiz a lu "S.O.S. Culture", un livre de Serge Regourd (Éditions Indigène), essentiel selon lui.

Dans la collection qui naguère a accueilli le cri salutaire de Stéphane Hessel, "Indignez-vous", Serge Regourd lance un autre cri, tout aussi salutaire: "S.O.S. Culture". Il y a en effet lieu de s'inquiéter quand, selon une expression célèbre de Marx et d'Engels, la mondialisation libérale noie tout dans "les eaux glacées du calcul égoïste", la culture y compris.La culture, au singulier, c'est le processus de développement spécifiquement humain. Colere, en latin, signifie transformer en vue du mieux par un travail qui fait advenir ce qui n'advient pas spontanément. Comme un agricultor cultive les champs en en prenant soin, un homme se cultive pour développer ses potentialités et jouir de ses œuvres. La culture, en ce sens humaniste et universaliste, ne doit pas être confondue avec les cultures comprises comme ensembles systématisés d'usages et de coutumes, dont la diversité ne contredit nullement l'universalité des œuvres culturelles.Face à la tyrannie masquée du capitalCe qui interdit de soumettre la culture à la loi du profit capitaliste est bien connu. C'est le caractère fondamentalement désintéressé de la culture, ensemble d'œuvres issu de la liberté de création et finalisé par le seul accomplissement de soi. Cet accomplissement doit être accessible à toutes et à tous. Il fait donc partie des biens communs qui élèvent en même temps qu'ils nourrissent, qui...

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