S矇minaire gouvernemental: Edouard Philippe dans l'essoreuse des r矇formes au pas de charge

Geoffroy Clavel
Le premier ministre Edouard Philippe doit remobiliser les troupes gouvernementales � l'heure o羅 les r矇formes compliqu矇es s'accumulent.

POLITIQUE - Qu'il s'agisse de rattraper un lapsus embarrassant ou d'introduire un discours devant les jeunes macronistes, le premier ministre a démontré qu'il avait le sens de l'humour. Une qualité qui devrait s'avérer bien utile pour tenir le choc des semaines et des mois qui s'annoncent. Mobilisé sur tous les fronts, sept jours sur sept (avant de venir à la convention des Jeunes avec Macron ce samedi, il recevait des étudiants de Nouvelle-Calédonie en vue de préparer le référendum d'autodétermination compliqué de cette fin d'année), Edouard Philippe remet le couvert ce dimanche en organisant en fin d'après-midi un séminaire gouvernemental censé donner un coup de fouet à son équipe.

A l'heure où les réformes sensibles voire brûlantes s'accumulent à un rythme effréné, l'exercice, organisé dans la prestigieuse école de cuisine Ferrandi, doit permettre de passer en revue la "feuille de route", le calendrier des chantiers de l'exécutif, tout en s'interrogeant sur "ce qui va et sur ce qu'on pourrait faire mieux".

Les mécontentements se cristallisent

Nul doute que la thématique sur "ce qu'on pourrait faire mieux" occupera une place de choix dans les discussions tant le contexte politique s'est dégradé depuis le début de l'année. Après avoir opéré une remontada sondagière spectaculaire à l'automne, le couple exécutif a vu sa popularité rechuter pendant l'hiver. Et le printemps qui s'annonce n'augure rien de bon.

Dans le dernier baromètre Ifop pour Le JDD, Emmanuel Macron et Edouard Philippe voient tous deux leur étoile pâlir encore un peu plus aux yeux des Français. Et comme ils pouvaient le redouter, c'est du côté de l'électorat stratégique des personnes âgées que le mécontentement progresse le plus. La faute notamment à la hausse de la CSG, décrétée par l'exécutif pour compenser la suppression progressive des cotisations salariales, mais qui a frappé de plein fouet les retraités.

Si le premier ministre peut se consoler en constatant que l'opposition n'est pas...

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