Plus sûr, plus confortable, plus pratique: la quête du préservatif parfait

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Auto-lubrifiant, parfumé ou avec «effet frissonnant», les labos planchent dur sur le sujet. Quoi de plus banal a priori qu'un bout de latex vendu 50 centimes l'unité? Le préservatif a été inventé il y a plus de 5.000 ans, rappelle la BBC. À l'époque, il était fabriqué à partir de vessie de chèvre. Aujourd'hui, ce sont plus de 30 milliards de préservatifs (dont 70% en latex) qui sont vendus dans le monde chaque année, selon Global Market Insights et le marché croit de 8% par an. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le préservatif est un produit hautement technologique. Parmi les trouvailles récentes de Durex, l'un de leader du secteur, on trouve pêle-mêle un préservatif doté d'un lubrifiant à effet retardant «pour prolonger l'érection», un préservatif avec une sensation «seconde peau», un gel avec effet «frissonnant», des préservatifs «plus faciles à enfiler», perlés et nervurés, parfumés à la fraise ou même des préservatifs biodégradables. Une débauche d'innovations qui fleurent bon le marketing, mais qui font pourtant l'objets d'études très sérieuses en laboratoire. L'un de défis de l'industrie est à présent de convaincre les personnes encore résistantes. «Beaucoup de gens sont volontaires pour utiliser des préservatifs, mais ont eu des expériences négatives, croient à sa mauvaise réputation, ou ne savent pas comment les utiliser», témoigne William Yarber, directeur principal du centre de prévision Sida et MST de l'Université de l'Indiana. Formules magiques Alors, dans les labos, on phosphore dur pour convertir les réticents. Aravind Vijayaraghavan, un chercheur en sciences des matériaux de l'Université de Manchester, pense avoir trouvé la formule miracle pour le préservatif de demain: le graphène. Constitué d'un feuillet ultrafin d'atomes de carbone, «c'est le matériau conducteur de... Lire la suite sur korii.