La série “The Last of Us”, un pari risqué pour HBO

Une bonne dose de fin du monde pour bien commencer l’année. The Hollywood Reporter, magazine californien de référence sur l’industrie du divertissement, promet en une de son numéro du 5 janvier de tout dévoiler sur “le projet d’apocalypse zombie de HBO”. Et se demande si la série The Last of Us peut “réinventer un genre et devenir le prochain succès sur nos écrans de télévision”.

La première saison de cette adaptation du très populaire jeu vidéo éponyme sera diffusée à partir du 15 janvier aux États-Unis, où elle est très attendue – il n’y a pour l’instant pas de date précise prévue pour la France. Et pour l’hebdomadaire, les enjeux sont de taille : au vu de la compétition acharnée dans le monde de la télévision, il s’agit d’une “série qui, d’une certaine façon, ne doit se tromper sur rien – sous peine d’être la plus grosse déception hollywoodienne qu’ait jamais connue l’industrie du jeu vidéo”.

Car l’histoire des adaptations d’œuvres vidéoludiques en film ou série est jonchée d’échecs commerciaux et critiques, rappelle The Hollywood Reporter. Pourtant, la qualité du récit de Joel et Ellie, tentant de survivre dans ce qu’il reste des États-Unis ravagés par une invasion de champignons parasites, serait la clé d’un potentiel succès, veut croire Craig Mazin, le créateur américain de la série, interrogé par l’hebdomadaire.

Parcours tortueux

Le jeu vidéo lui-même, sorti en 2013 des studios Naughty Dog, avait des allures de projet improbable, rappelle le magazine. En 2004, durant ses études en technologie du divertissement à Pittsburg, son créateur, Neil Druckmann, avait “ébauché l’histoire d’un homme qui a perdu sa fille, et d’une fille qui a perdu son père, et qui font équipe”. Le devoir devait être évalué par le cinéaste George Romero. Et avait laissé le réalisateur de La Nuit des morts-vivants complètement de marbre.

Neil Druckmann explique le raisonnement au cœur de The Last of Us, devenu depuis un jeu vidéo de référence : “Nous avons voulu faire l’opposé de Resident Evil [non moins célèbre franchise de zombies, des studios japonais Capcom] – que j’adore, mais tout y est démesuré, on se bat contre des araignées géantes, et ce qui compte, c’est la diversité des ennemis.”

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