Série de frappes meurtrières imputées à Israël dans l'est de la Syrie

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Le bilan n'a cessé de s'alourdir tout au long de la journée. Ce sont désormais 57 personnes au moins qui ont été tuées dans des frappes, la nuit dernière, dans l'est de la Syrie. Cette opération aurait été menée par l'aviation israélienne qui a multiplié les frappes dans cette zone ces dernières semaines. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, il s'agirait de « l'opération la plus meurtrière » menée par Israël en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011.

Entre les représailles à des tirs vers le territoire sous son contrôle et les frappes visant des intérêts iraniens ou d'alliés de la République islamique, les opérations de l'armée israélienne en Syrie sont fréquentes mais rarement commentées. Il en va de même cette fois-ci, où les autorités israéliennes n'ont pas réagi aux événements de la nuit dernière.

Mais le chef de l'agence israélienne de renseignement, le Mossad, a été vu cette semaine à Washington en compagnie du secrétaire d'État Mike Pompeo. Et un cadre des services de renseignement des États-Unis, cité par la presse américaine, reconnaît qu'il s'agit bien d'une opération israélienne en concertation avec Washington.

Des stocks d'armes et des composants servant au programme nucléaire

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les frappes ont visé 18 sites près des villes de Deir Ezzor et Abu Kamal, le long de la frontière irakienne. Selon ce cadre du renseignement américain, il s'agissait d'entrepôts stockant des armes iraniennes ainsi que des composantes servant au programme nucléaire iranien.

En deux semaines, ce sont les quatrièmes frappes attribuées à Israël. Les services de renseignement craignaient en ce début d'année une tentative de Téhéran de venger la mort de Qassem Soleimani, un haut gradé iranien tué à Bagdad en janvier dernier. Mais la fréquence et l'ampleur de ces frappes semblent aussi montrer qu'Israël et l'administration Trump veulent porter une série de coups à l'Iran avant la prise de fonctions de Joe Biden la semaine prochaine.