Ces séquences d'ADN qui font de nous des humains au gros cerveau

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Sur plus de 3.000 séquences d'ADN dont nous possédons une version très différente des autres mammifères, la moitié sont des amplificateurs du développement de notre cerveau, d'après une étude.

Qu'est ce qui nous rend humains ? Derrière cette question de philosophie se cachent également des interrogations purement biologiques. Dans notre ADN, des chercheurs américains ont identifié plus de 3.000 séquences qui diffèrent substantiellement chez l'humain par rapport aux autres mammifères, y compris nos proches cousins primates. Et parmi elles, la moitié sont dédiées au développement… De notre gros cerveau. Ces travaux sont publiés dans la revue .

Plus de 3.000 séquences de notre ADN très différentes des autres mammifères

On les appelle des HAR, acronyme anglophone signifiant "régions humaines accélérées". Ces 3.171 portions d'ADN sont présentes chez tous les mammifères, "ce qui suggère qu'elles remplissent des fonctions essentielles", en déduisent les chercheurs dans la publication. Cependant, chez l'humain, elles existent dans une version nettement différente. L'ADN est composé d'une multitude de séquences mises bout à bout, qui peuvent coder pour des protéines (ce sont des gènes), ou bien pour des fonctions de régulation : certaines séquences indiquent en gros dans quelles conditions activer ou désactiver certains gènes. Les HAR font partie de cette deuxième catégorie et forment une sorte de mode d'emploi de certains gènes… Mais lesquels ? "Nous savions, au début de cette étude, que de nombreuses HAR étaient susceptibles de fonctionner comme régulateurs de l'expression des gènes dans le cerveau, mais nous savions très peu de choses sur les types de cellules du cerveau dans lesquelles elles agissaient, où et à quel moment de la vie humaine", résume l'une des premières autrices de l'étude, la chercheuse Ellen DeGennaro, dans un communiqué.

Pour identifier le rôle des HAR, les chercheurs ont utilisé une toute nouvelle technique appelée CaptureMPRA. Contrairement à la technique MPRA existante, qui ne permettait d'analyser qu'un morceau des HAR, la CaptureMPRA capture l'intégralité de la séquence HAR ainsi que les séquences adjacentes. Ces séquences sont ensuite [...]

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