« Séparatisme » : la République, le temps des périls ?

Par LePoint.fr
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Monique Canto-Sperber, directrice d'étude au CNRS, confirme que le regard porté sur le « séparatisme », la laïcité et le terrorisme est « certainement » trop franco-français.
Monique Canto-Sperber, directrice d'étude au CNRS, confirme que le regard porté sur le « séparatisme », la laïcité et le terrorisme est « certainement » trop franco-français.

La laïcité à la française chancelle au moment même où les députés se penchent sur l'examen de la loi contre les « séparatismes ». Ce principe a été conspué ces derniers mois autour de la Méditerranée et jusqu'en Asie lors de manifestations contre la republication de la une du journal satirique Charlie Hebdo. L'émission Le Point des idées, diffusée chaque vendredi sur LCI, tente cette semaine de comprendre les causes de cette hostilité grandissante.

Dans son ouvrage Le Prophète et la pandémie (Gallimard), Gilles Kepel explique que les bouleversements qui secouent le Moyen-Orient ont un impact direct en France. Pour étayer son propos, le spécialiste de l'islam cite le cas de Brahim Aouissaoui, le principal suspect de l'attentat contre l'église de Nice le 29 octobre 2020. Originaire de Tunisie, le jeune homme de 21 ans a pu être poussé à l'exil en raison de « l'effondrement économique de la région », suppute Gilles Kepel sur LCI. Mais le mystère de son passage à l'acte reste intact : « On ne sait pas comment ni pourquoi. Est-ce que son passage à l'acte a été décidé à l'avance ? Est-ce qu'il a rencontré quelqu'un [?] à Nice qui lui a dit : Tiens, voilà 300 euros, tu vas tuer des infidèles ? »

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« Transporter la haine »

Monique Canto-Sperber, directrice d'étude au CNRS, confirme que le regard porté sur le « séparatisme », la laïcité et le terrorisme est « certainement » trop franco-français. Il est de fait « e [...] Lire la suite