Séparatisme: Marine Le Pen dénonce une "reculade politique" face à "l'hydre islamiste"

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La présidente du RN Marine Le Pen le 27 octobre 2020 à Paris

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a fustigé mercredi à l'Assemblée nationale une "reculade politique" et une "occasion loupée" avec le projet de loi sur le séparatisme débattu dans l'hémicycle.

Face à "l'hydre islamiste qui s'infiltre partout", il "faut tout d'abord, et c'est une grosse lacune de votre texte, désigner l'ennemi", a pointé la cheffe du RN, en reprochant à la majorité de ne pas mentionner spécifiquement l'islamisme dans l'intitulé du projet de loi, finalement baptisé loi "confortant le respect des principes de la République".

"Nous sommes bien loin d'un texte visant à lutter contre l'islamisme. Les changements successifs de son titre sont la triste illustration de votre reculade politique", a-t-elle poursuivi sur ce thème.

De son côté, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a brandi à la tribune le livre de Michel Houellebecq "Soumission", également convoqué par le RN Nicolas Meizonnet.

A droite, le LR Eric Ciotti avait lui aussi mentionné mardi l'ouvrage de Houellebecq dans lequel l'auteur à succès imagine l'arrivée au pouvoir d'un président issu d'un parti musulman dans la France de 2022.

Selon Nicolas Dupont-Aignan, le symbole de cette "soumission" est d'avoir "renoncé à interdire la preuve la plus éclatante de séparatisme qui consiste à voiler des fillettes avant qu'elles n'aient appris à lire".

Certains députés LREM comme Aurore Bergé, minoritaires dans leur groupe, avaient plaidé sans succès avant les débats dans l'hémicycle pour interdire le port du voile aux fillettes. Cet amendement avait été retoqué avant les discussions en commission.

Emmanuelle Ménard, non-inscrite proche du RN, a critiqué la "trouille" et les "bons sentiments" de la majorité.

"Vous vivez des problèmes et ne souhaitez pas les résoudre", a répondu à la tribune le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Le ministre a également reproché à l'extrême droite de ne pas avoir voté la loi "Silt", un texte antiterroriste de 2017.

A ses yeux, les "propositions du Front national" (ancien nom du RN) représentent le "grand méchant flou".

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