Séparatisme : comment l'Etat traque les dérives communautaristes

·1 min de lecture

Au siège de la division nord, dans le 15e arrondissement, c'est l'effervescence. Dans la salle de repos, une trentaine de policiers et une vingtaine de fonctionnaires des impôts, de l'inspection du travail et de l'hygiène, sont rassemblés pour un dernier brief. C'est la nouvelle stratégie du gouvernement contre l'islamisme : "Monter des opérations multiservices pour entraver et déstabiliser l'action de certaines structures communautaristes", résume Frédérique Camilleri, la préfète de police des Bouches-du-Rhône.

Dans la ligne de mire, les mosquées radicalisées, mais aussi les lieux où se déploie le prosélytisme : les écoles hors contrat soutenues par des financements étrangers ; les familles dont les enfants n'ont jamais été inscrits dans les écoles de la République ; des clubs de sport, voire de simples snacks. Comment les obliger à fermer alors que la législation ne prévoit pas le délit de "séparatisme"? Les administrations doivent ruser. Taper au portefeuille en s'appuyant sur les flux financiers dissimulés, voire sur les manquements aux règles d'hygiène ou de sécurité, et les travailleurs non déclarés.

"

Un ensemble de signaux faibles sont remontés par le travail d'investigation et de renseignement des services

"

C'est l'enjeu de l'opération du jour. Une commandante de police énumère les cibles : "Quatre snacks halal, dont deux soupçonnés d'abriter des salles de prière." Une opération préparée dans le bureau de la préfète, où se réunissent régulièrement les cellules de lut...


Lire la suite sur LeJDD