Séparatisme: un texte "qui n'apporte pas grand-chose" pour Jadot, "fourre-tout" selon Autain

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Le député européen EELV Yannick Jadot, lors des journées d'été du Medef à l'hippodrome de Longchamp, à Paris, le 27 août 2020

L'eurodéputé EELV Yannick Jadot a estimé dimanche que le projet de loi sur le séparatisme "n'apporte pas grand chose", tandis que la députée LFI Clémentine Autain évoque un texte "fourre tout", et le patron du PS Olivier Faure une loi qui "ne règle rien".

Ce texte manque de "l'équilibre nécessaire" pour "combattre efficacement les ennemis de la République" et "tenir la promesse républicaine", a affirmé Yannick Jadot sur Europe1, les Echos et Cnews.

"Aujourd'hui, le pays est taraudé par des questions très sensibles de culture, d'identité, d'inégalités des territoires, d'insécurité économique et sociale. Nous devons le réconcilier avec lui-même", a ajouté le candidat potentiel des Verts à la présidentielle 2022, en plaidant, notamment, pour "un renforcement des services publics".

Mais il faut également "sortir de toute naïveté et de toute complaisance", a assuré l'écologiste, disant "combattre l'islam politique" qui est "une dérive insupportable d'une religion". Il faut "contrôler les financements des associations" et "renforcer tous les dispositifs sur le contrôle des réseaux sociaux", selon lui.

"Cette loi ne règle rien", a également estimé Olivier Faure sur France 3, en reprochant au texte de négliger "le terreau sur lequel prospèrent" les séparatismes tels que "la pauvreté, l'exclusion, le racisme, la discrimination". "En l'état actuel nous ne pouvons pas voter ce texte", a ajouté M. Faure, précisant que les députés PS pourraient s'abstenir lors du vote solennel, prévu à l'Assemblée le mardi 16 février.

Clémentine Autain a de son côté déploré sur Franceinter/Franceinfo/LeMonde une "loi-fourre tout" qui "ouvre la boîte de Pandore pour des idées qui stigmatisent et chassent les musulmans" et "nous tire vers l'agenda de l'extrême droite".

Interrogé sur son éventuelle participation à une primaire des Verts pour la présidentielle de 2022, M. Jadot, qui plaide pour une candidature commune avec les socialistes, a répété que "l'écologie est ma famille politique et je ne veux pas contourner ma famille politique".

Mais "si on veut gagner la présidentielle, il faut une candidature plus large que les seuls écologistes", a-t-il ajouté.

Soulignant l'"aspiration au rassemblement" qui existe "dans le peuple de gauche", Mme Autain a averti: "Si le curseur nous ramène à ce qui a été fait sous Hollande, nous irons au chaos".

Il faut une "clarté" des positions "contre le néolibéralisme, pour les libertés" et "pour une transition écologique qui n'est pas comme celle de Yannick Jadot", qui "est capable de signer des tribunes avec des grands patrons pour expliquer qu'on va faire du greenwashing".

Quant à un rassemblement derrière la maire PS de Paris, Mme Autain a affirmé: "Avec Anne Hidalgo il y a toute une série de problèmes, elle a elle-même un problème avec Europe Écologie-les Verts" et "explique qu'une partie de la gauche serait ambiguë avec la République, on a trouvé mieux comme candidature de rassemblement à gauche".

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