Séparatisme: Gérald Darmanin annonce la fermeture d'un site internet aux "contenus salafistes"

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie de l'Elysée, le 15 décembre 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Le ministre de l'Intérieur, dans un entretien accordé à l'émission Zone interdite sur M6, a annoncé la fermeture du site "La voie droite" qui appelle, selon lui, "à la haine et au jihad".

Gérald Darmanin a annoncé dimanche soir la fermeture imminente du site internet "La voie droite" qui diffuse, selon lui, des "contenus salafistes" appelant "à la haine et au jihad", en vertu de la loi "séparatisme" promulguée l'été dernier.

"C'est une forme de maison d'édition sur internet" avec "des contenus salafistes qui appellent manifestement à la haine, qui appellent au jihad", a déclaré le ministre de l'Intérieur dans l'émission Zone interdite sur M6, après un documentaire consacré au "danger de l'islam radical". "C'est un site très important qui existe depuis 2012. On a réussi à prendre des dispositions qui font que dans quelques heures, dans quelques jours, on pourra faire fermer ce site et pénaliser les personnes qui continueront à le faire vivre", a-t-il ajouté.

L'ancien imam de Pantin derrière le site web

Le site "La voie droite" propose des cours audio, des conférences et des prêches délivrés notamment par l'ancien imam de Pantin, Ibrahim Abou Talha, écarté après l'assassinat du professeur d'histoire-géo Samuel Paty en octobre 2020.

La mosquée de Pantin avait été fermée pendant six mois par les autorités après avoir relayé sur sa page Facebook une vidéo du père de famille qui avait accusé l'enseignant de "discriminations" envers ses élèves musulmans pour leur avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours.

L'arrêté de fermeture rapportait que l'imam de Pantin, Ibrahim Doucouré pour l'état civil, était "impliqué dans la mouvance islamiste radicale d'Ile-de-France".

Un autre prédicateur dans le viseur des autorités

Parmi les autres intervenants sur le site figure également le prédicateur Youssef Abou Anas, accusé fin 2016 par les autorités d'appeler à "la discrimination et à la haine, voire à la violence à l'encontre des femmes, des juifs et des chrétiens".

La salle de prière salafiste quiétiste d'Ecquevilly (Yvelines), où il officiait comme imam, avait été fermée. En septembre, Gérald Darmanin avait prononcé la dissolution de la maison d'édition ariégeoise "Nawa", en raison notamment de la diffusion de "plusieurs ouvrages légitimant le jihad".

Article original publié sur BFMTV.com

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