Séparatisme – Darmanin, la loi divine et les manquements de la République

Par Saïd Mahrane
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Le ministre de l'Interieur, Gérald Darmanin, rend hommage aux soldats musulmans morts pour la France pendant la Grande Guerre, à Douaumont (Meuse), le 29 juillet 2020.
Le ministre de l'Interieur, Gérald Darmanin, rend hommage aux soldats musulmans morts pour la France pendant la Grande Guerre, à Douaumont (Meuse), le 29 juillet 2020.

Ce qui aurait pu être l'intitulé de la loi qui porte désormais sur le « respect des principes de la République » apparaît en couverture du livre de Gérald Darmanin : Le séparatisme islamiste. Manifeste pour la laïcité (L'Observatoire). Depuis quelques mois, la France apprend à connaître son ministre de l'Intérieur, à la faveur d'un débat sur la nature de son organisation sociale, mise à mal par des islamistes qui voudraient vivre en marge de la société et observeraient leurs propres préceptes dans certains quartiers.

Le conditionnel est peut-être de trop, tant nous savons aujourd'hui combien ce phénomène est réel et documenté, et peut aller, parfois, jusqu'à la folie meurtrière. C'est d'ailleurs ainsi qu'il se rappelle le plus souvent à nous, puisque, dans les quartiers où ce séparatisme sévit, les journalistes ne vivent pas, pas plus que ceux qui, intellectuels et politiques nationaux, professent un vivre-ensemble théorique.

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Mais qui ne veut pas d'un vivre-ensemble paisible et harmonieux ? Cette idée, l'objectif normalement de tout engagement politique, est devenue une injure, la marque d'un déni ou une forme d'utopie naïve. Les forces d'usure sont nombreuses, qui projettent des scénarios de remigration, d'un côté, ou de charia, de l'autre. Demeurent les problèmes exposés par le ministre de l'Intérieur dans sa « profession de foi ». « L'islamisme, ce [...] Lire la suite