"Séparatisme": la députée LaREM Aurore Bergé souhaite interdire le voile aux "petites filles"

Par JP
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La députée LaREM Aurore Bergé, à l'Assemblée nationale le 20 octobre 2020 - AFP / Christophe Archambault
La députée LaREM Aurore Bergé, à l'Assemblée nationale le 20 octobre 2020 - AFP / Christophe Archambault

Voilà une initiative qui suscitera le débat. La députée La République en marche Aurore Bergé a plaidé ce mercredi pour l'interdiction du port du voile aux "petites filles" de "cinq, six ou sept ans". C'est une proposition qu'elle entend porter par voie d'amendement lors de l'examen du projet de loi sur le "séparatisme".

"Qui peut aujourd'hui accepter que des enfants de cinq, six ou sept ans, des petites filles, portent le voile ou le hijab? Personne dans notre République ne devrait accepter un tel renoncement, il faut qu'on soit absolument inflexible", a souligné la présidente déléguée du groupe LaREM à l'Assemblée nationale

Tandem avec Jean-Baptiste Moreau

Invitée de l'Association des journalistes parlementaires (AJP), Aurore Bergé a affirmé qu'elle "travaille" sur le sujet avec son collègue marcheur Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse et ancien vallsiste. Il y a encore des discussions sur les "bornes d'âge" des fillettes concernées, a-t-elle indiqué.

Elle compte présenter un amendement au projet de loi sur le séparatisme à ce sujet. Le texte doit être présenté en Conseil des ministres le 9 décembre, pour un examen en première lecture au Palais-Bourbon en janvier.

Pas de débat sur les accompagnantes scolaires

Il y a un an, Aurore Bergé s'était aussi prononcée contre le port du voile pour les accompagnantes scolaires, créant la polémique dans son camp. Mais elle ne semble pas vouloir rouvrir ce débat lors de l'examen du projet de loi.

"C'est un débat qu'on a eu il y a à peu près un an. On a aujourd'hui de fait un vide juridique sur lequel les enseignants nous interpellent en considérant que c'est sur eux qu'on fait peser la responsabilité de savoir si oui ou non ils doivent l'accepter", a-t-elle relevé.

Néanmoins dit-elle, "je sais aussi le poids des symboles et qu'à partir du moment où on met ça dans la loi, il n'y aura que ce débat qui existera".

Sur les questions de laïcité, Aurore Bergé est l'une des figures de l'aile "ferme" de la majorité, à l'instar de François Cormier-Bouligeon ou François Cornut-Gentille. Elle est proche des positions de Jean-Michel Blanquer ou de Manuel Valls, qu'elle retweete quand il critique les accointances "d'une partie de la gauche" avec la "mouvance décoloniale".

Article original publié sur BFMTV.com