Le Sénat dit non à la taxation des superprofits

© NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Déjà appliquée en Grande-Bretagne ou en Italie, l'idée d'une supertaxe sur les « bénéfices exceptionnels » des grandes multinationales a été rejetée par le Sénat ce lundi, indique l'Agence France-Presse. Elle avait été rejetée à huit votes près à l'Assemblée nationale, samedi 23 juillet. Le texte sur la taxation des superprofits a été porté au Sénat par la gauche mais aussi par le groupe centriste, qui a proposé la mise en place d'une contribution exceptionnelle de solidarité sur les superprofits à 20%. Ce dernier amendement a été rejeté à 22 voix près. Tous ceux déposés par la gauche ont connu un sort identique.

« On a été capables de voter des soutiens exceptionnels pour les entreprises, il me semble aujourd'hui qu'on peut espérer une contribution exceptionnelle », avait plaidé la centriste Sylvie Vermeillet. Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau avait lui estimé que « tous ces amendements ont le goût sucré des mesures qui n'ont que l'apparence de la justice sociale ».

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« Réflexe pavlovien de la taxe »

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait d'emblée redit son opposition au « réflexe pavlovien de la taxe », soutenant que les grandes entreprises « doivent participer à l'effort collectif, en rendant l'argent directement aux Français plutôt qu'au Trésor public »;

Ce projet de loi avait été relancé après la révélation des énormes bénéfices engrangés par TotalEne...


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