Sénégal : les syndicats autonomes manifestent contre la vie chère

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La Confédération des syndicats autonomes (CSA) a organisé à Dakar une marche contre la vie chère ce jeudi 30 septembre. Une mobilisation autorisée par la préfecture, contrairement à une précédente manifestation à l’appel d’organisations de la société civile le 17 septembre dernier. Les travailleurs mobilisés se plaignent de l’impact de la pandémie de Covid sur leurs conditions de travail et le pouvoir d’achat.

Avec notre correspondante à Dakar, Charlotte Idrac

En tenue rouge et blanche aux couleurs de la Confédération des syndicats autonomes, Abibatou Sylla Sow a bravé le soleil bouillant de l’après-midi place de la Nation. Cette marche, c’était une demande de la base explique la présidente du mouvement national des femmes de la CSA.

« Les syndicats de branche, depuis le début de la pandémie, ont subi beaucoup d’injustice. Les travailleurs et travailleuses sont fatigués. Comment faire pour améliorer le pouvoir d’achat ? En plus de cela, on assiste à des licenciements abusifs. Il faut que cela cesse. »

Le gouvernement a mis en place des mesures pour atténuer l’impact de la pandémie, notamment à travers le fonds baptisé « Force Covid-19 » doté de 1 000 milliards de FCFA. Mais tout le monde n’y a pas eu accès, souligne la CSA.

Parmi les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, l’hôtellerie, la restauration ou encore les transports aériens… Kéba Dème est le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’aéronautique civile. « Nous, on avait totalement fermé les frontières du Sénégal. Le secteur est presque à l’arrêt. L’État fait des efforts, mais on l’interpelle davantage pour qu’il en fasse mieux. »

La CSA avait lancé un appel aux autres syndicats et aux organisations de la société civile, mais la marche n’a rassemblé qu’entre 200 et 300 personnes. Ce que regrette Socé Fall, du syndicat indépendant de l’enseignement privé. « Il y a des enseignants du privé qui conduisent des motos taxi pendant les vacances pour survivre. Aujourd’hui, au Sénégal, la vie est chère pour tout le monde. Au Sénégal, les gens n’ont pas tellement la culture des marches. Les gens préfèrent revendiquer dans leurs salons, mais on ne va pas vous entendre. En tout cas, nous sommes là. »

Parmi les revendications, les manifestants ont aussi critiqué la gestion des récentes inondations

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