Sénégal : la plainte pour viol contre Sonko crée une tempête politique

Par Le Point Afrique
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Des heurts ont opposé sympathisants de Sonko et de son parti Pastef, avec policiers qui se sont rendus aux abords de son domicile.
Des heurts ont opposé sympathisants de Sonko et de son parti Pastef, avec policiers qui se sont rendus aux abords de son domicile.

Le milieu politique sénégalais est agité depuis début février par une plainte pour viols et menaces de mort contre Ousmane Sonko, troisième de la présidentielle qui a vu la réélection de Macky Sall en 2019. Preuve d'une tension de plus en plus forte, des heurts ont mis aux prises ce lundi à Dakar des policiers et des sympathisants du leader du parti Pastef et de l'opposition qui crie au « complot » ourdi, selon lui, par le pouvoir, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les faits, parole contre parole

La plainte, rapportée par la presse, a été déposée par une employée d'un salon de beauté de la capitale sénégalaise, dans lequel M. Sonko allait se faire masser. Dans sa plainte, la salariée du salon, âgée d'une vingtaine d'années, selon la presse, affirme avoir été contrainte par la force et la menace à des rapports sexuels avec Ousmane Sonko. Celui-ci a affirmé, dimanche, avoir été client du salon pour soulager des maux de dos, vieux de plusieurs années. Il a dit s'être assuré auparavant que le salon disposait des agréments nécessaires et que la pratique était conforme à l'islam. Il s'est aussi assuré que deux personnes étaient toujours présentes durant les massages, a-t-il ajouté.

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Sonko crie au « complot »

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