Sénégal : nouvel accord autoroutier entre l’État et le français Eiffage

Par Le Point Afrique
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Le contrat réaménagé entre Eiffage et l'État sénégalais va permettre à ce dernier de recevoir des dividendes et de mieux participer à la gouvernance de la concession.  
Le contrat réaménagé entre Eiffage et l'État sénégalais va permettre à ce dernier de recevoir des dividendes et de mieux participer à la gouvernance de la concession.

C'est un réaménagement contractuel qui ne passe pas inaperçu dans le contexte actuel du Sénégal où, au-delà des violences, des critiques ont été réitérées accusant les autorités de faire la part belle aux intérêts étrangers, notamment français. Pour ce qui concerne l'autoroute de l'Avenir, la première de cette envergure au Sénégal, livrée en 2013, elle a été construite sur un partenariat public-privé et a fait l'objet d'une concession de 30 ans, prolongée depuis. Elle relie sur 90 kilomètres Dakar à l'aéroport international Blaise-Diagne.

Des critiques à l'encontre du contrat de concession initial

Parmi les reproches faits au gouvernement, il y a l'accusation que le montage, qui a accompagné le contrat de concession initial, est déséquilibré en défaveur du Sénégal. Autre point d'insatisfaction : nombre d'usagers ont dénoncé les tarifs pratiqués par l'entreprise en charge de l'ouvrage, le français Eiffage. À cela, il faut ajouter le montant ridicule et à peine imaginable de la redevance payée annuellement par Eiffage : 1 000 francs CFA, soit 1,53 euro, dans le premier contrat. De quoi justifier bien des commentaires acerbes. Voilà qui fait penser que les tractations engagées depuis des mois ont été menées sous une forte pression, même si les autorités, par l'entremise d'un responsable du ministère des Finances s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, ont réfuté tout lien de cause à effet et présenté l'accord signé ce mardi comme un « aboutissement ».

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