Sénégal : l'école de cinéma du collectif Kourtrajmé ouvre ses portes

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À Dakar, l’école de cinéma du collectif français Kourtrajmé va ouvrir ses portes en février 2021. Après l’école de Clichy-Montfermeil et de Marseille, Ladj Ly, réalisateur du film césarisé «Les Misérables» sur les violences policières, a choisi le Sénégal pour ouvrir la première école du collectif sur le continent africain. Les inscriptions sont ouvertes.

Dakar est un hub de la production cinématographique et audiovisuelle en Afrique, d'où le choix de cette ville pour ouvrir l'école portée par Ladj Ly et son collectif Kourtrajmé, né dans les années 1990 dans l'est de Paris.

Les premières formations en écriture de scénario et en réalisation-postproduction sont ouvertes et l’appel à candidature pour la session d’écriture de scénarii dure jusqu’au 8 janvier.

Il reste donc encore quelques jours, rappelle Toumani Sangaré, réalisateur franco-malien, membre fondateur de Kourtrajmé et directeur de cette nouvelle école à Dakar, qui sera « gratuite et ouverte à tous ». « Le cinéma en Afrique est sur une vraie montée en puissance, il y a beaucoup aujourd’hui de talents qui commencent à émerger, on arrive à réaliser je pense, des projets qui il y a quelques années encore on n’arrivait pas à faire, explique Toumani Sangaré à notre correspondante à Dakar, Théa Ollivier.

Il y a une nouvelle génération de cinéastes, de réalisateurs parce que la démocratisation des outils se fait, et aujourd’hui il y a aussi un écosystème qui est en train de se créer, économique, les techniciens qui commencent à être de plus en plus formés, il y a encore des efforts pour nous à faire et donc s’impliquer à travers cette école pour essayer de promouvoir le cinéma, développer le cinéma, découvrir des nouveaux talents, des nouveaux points de vue qu’on n’a pas l’habitude de voir.

Sur le continent aujourd’hui on a un cinéma pas suffisamment accessible à la population et à large public, les séries y sont arrivées par contre pour le cinéma malheureusement ça reste encore trop du cinéma compté à des festivals, accessible qu’à des festivaliers, des professionnels, il faut qu’on puisse aujourd’hui amener le cinéma à un niveau plus populaire. »

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