Sénégal: faible mobilisation de soutien aux droits des militants

·1 min de lecture

À Dakar, une marche pacifique et autorisée s'est déroulée vendredi 15 octobre pour demander une justice plus équitable et le respect des droits des activistes. Organisée par des collectifs de la société civile et des partis politiques, elle a regroupé à peine une centaine de manifestants jusqu’en fin de journée.

Avec notre correspondante à Dakar, Théa Ollivier

Après une série de discours, le cortège de manifestants, encadré par un dispositif policier, est parti de la place de la Nation pour rejoindre le siège de la RTS, la télévision publique sénégalaise.

Parmi les revendications : lutter contre les injustices et contre l’arrestation arbitraire de l’activiste Guy Marius Sagna, qui a été libéré la veille et condamné à trois mois de prison avec sursis

« Il y a une injustice. Au Sénégal, quand on est du côté du pouvoir, on peut faire tous les scandales mais la justice reste dans son mutisme », déplore Seydina Mouhamadou Malal Diallo, le secrétaire général du collectif Noo Lank. « Si tu fais partie de la société civile, d'un parti politique d'opposition », poursuit-il, on décide d'« une procédure de détention préventive avant même de te coller des charges ».

Cette manifestation a été autorisée seulement quelques heures avant son début officiel, regrette Sylvestine Mendy, du mouvement panafricain Africa First : « Normalement, puisque c'est une manifestation autorisée, il devait y avoir du monde, mais malheureusement, ce n'est pas le cas car l'autorisation a été envoyée tardivement aux collectifs. »

Au moins cinq manifestations ont été interdites à Dakar ces derniers mois.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles