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Sénégal: le bras de fer se poursuit après la répression des manifestations

Au Sénégal, le bras de fer après le report de l’élection présidentielle se poursuit. Des manifestations ont été dispersées par les forces de l'ordre, vendredi 9 février, dans plusieurs villes. Au moins deux personnes sont décédées.

Avec notre envoyée spéciale à Dakar, Charlotte Idrac

Son décès a été annoncé ce samedi matin. Modou Gueye, 23 ans, originaire de Pikine, en banlieue de Dakara, est décédé ce matin à l'hôpital principal de la capitale. Le certificat de décès évoque une « mort accidentelle par arme à feu ». Mais d'après un membre de sa famille joint au téléphone, « un gendarme lui a tiré une balle dans le ventre » vendredi dans le quartier de Colobane. « Il ne participait pas aux manifestations, il était venu faire des achats », précise son beau-frère. À ce stade, les autorités n'ont pas communiqué.

Contactée ce samedi matin, la Croix-Rouge indiquait être en train de compiler les données de ses comités dans les différentes régions pour faire un bilan des affrontements de vendredi. L'ONG Amnesty International Sénégal fait quant à elle état ce soir d’un troisième décès, à Saint-Louis, qui ne serait pas directement lié aux manifestations, mais à un accident, celui d'un « motocycliste qui essayait de fuir le dispositif policier sur le pont Faidherbe ». L’organisation a par ailleurs recensé 221 arrestations vendredi sur tout le territoire.

Plusieurs associations de journalistes dénoncent de leur côté des violences ciblées des forces de l’ordre contre des consœurs et confrères venus sur le terrain couvrir les événements.


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