Sénégal : Abdoulaye Wade menace de saboter la présidentielle du 24 février. "C'est du vent", affirme un analyste

Martin Mateso
L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade l’a martelé à plusieurs reprises. Il veut empêcher la tenue de la présidentielle du 24 février 2019 qu’il juge déjà verrouillée. Ses appels au boycott ont-ils reçu un écho dans le pays? Le journaliste et politologue sénégalais Serigne Saliou Samb s’est confié à franceinfo Afrique.

Il a tenu à se rendre sur le terrain pour convaincre ses compatriotes du bien-fondé de sa démarche. Arrivé dans la capitale sénégalaise le 6 février en provenance de Paris après deux ans d’absence, il a aussitôt réitéré son appel.

"Je voudrais que les quatre candidats face à Macky Sall sachent qu’il est déjà proclamé vainqueur. Il a déjà son pourcentage, 55% ou 65%. Le sachant, ne vous ridiculisez pas en participant à cette élection", a-t-il lancé dans un discours devant ses militants cité par l’AFP. C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade s’en prend à son successeur qu’il accuse d’avoir instauré au Sénégal "un régime d’une gloutonnerie financière sans précédent et d’avoir mis la magistrature à son service".

"Il veut marquer les esprits, en semant la zizanie"

L’ancien dirigeant, âgé aujourd’hui de 92 ans, a été très contrarié par l’élimination de la course de son propre fils, Karim Wade, frappé par des condamnations judiciaires. Pour la première fois, le Parti démocratique sénégalais, dont il est le fondateur, est absent d'une élection présidentielle sénégalaise.

"Les appels de Wade à boycotter ou à saboter les élections s’inscrivent dans une logique de communication. Il veut marquer les esprits en semant la zizanie et la confusion. Il veut étaler sa capacité de nuisance, mais il n’a aucun moyen d’empêcher la tenue de cette élection. D’ailleurs, (...)

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