La sélection naturelle est moins hasardeuse qu'on ne le pensait

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Certains organismes ont développé une façon d’éviter les mutations dans les gènes les plus importants, contournant ainsi la source de la sélection naturelle : le hasard.

Selon , celle-ci survient grâce à l’apparition, au hasard, de mutations dans le génome. Ensuite, ces modifications génétiques sont gardées ou éliminées par sélection naturelle en fonction de l’avantage évolutif (ou de l’impact négatif) que ces mutations auraient dans un environnement donné. Mais il se pourrait que l’évolution ait aussi permis aux êtres vivants de "choisir" quelles régions de leur génome seraient les plus exposées à ce processus de sélection naturelle, et quelles régions en seraient protégées. C’est en tout cas ce que suggère une étude publiée le 12 janvier 2022 dans le journal , qui pourrait ainsi chambouler ce que l’on croyait savoir de l’évolution.

Une distribution de mutations qui n’est pas due au hasard

Les mutations surviennent principalement quand le double brin d’ADN se casse et que le système de réparation de l’ADN commet une erreur en introduisant un acide nucléique à la place d’un autre (G au lieu de A, par exemple). Ces cassures de l’ADN sont censées arriver au hasard, donc la probabilité d’une mutation devrait être similaire dans tout le génome. S’il y a une différence, elle serait due uniquement à la sélection naturelle qui élimine les mutations néfastes et garde celles qui apportent un avantage reproductif. Ce qui pourrait expliquer pourquoi certaines régions génomiques accumulent plus de mutations que d’autres : ces dernières seraient plus importantes pour la survie de l’individu et sa reproduction, donc les mutations y seraient plus probablement néfastes et donc seraient éliminées plus fréquemment que dans le reste du génome.

Les chercheurs de l’Université de Californie à Davis (États-Unis) et de l’Institut Max Planck (Allemagne) ont testé ce paradigme en analysant la quantité de mutations accumulées dans la plante Arabidopsis thaliana pendant trois ans (sachant que le cycle de vie de cette plante est d’à peine 6 semaines, donc 3 ans représentent environ 26 générations). Ceci dans un environnement expérimental qui facilite la survie [...]

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