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Avec Séjourné, Macron transfère le Quai d’Orsay à Bruxelles

Stéphane Séjourné est devenu ministre des Affaires étrangères le 11 janvier dernier. Rapidement éclipsée, la nouvelle mérite pourtant une analyse en profondeur. L’inexpérience du secrétaire général de Renaissance à ce poste nous donne une première indication sur le projet d’Emmanuel Macron. D’abord agacé par la relative indépendance de Jean-Yves Le Drian, puis gêné par la maitrise technique de Catherine Colonna, le Président de la République a décidé qu’un homme lige, sans assise politique, lui permettrait d’accomplir plus aisément sa philosophie institutionnelle préférée : la fusion de tous les ministères avec les services de l’Élysée.

Ce choix nous informe sur les véritables visées politiques d’Emmanuel Macron pour la suite de son mandat. Des enseignements d’autant plus graves qu’ils seront au cœur des négociations pour l’installation de la prochaine Commission européenne et de son programme.

Le Parlement européen est jusqu’à aujourd’hui la plus pure expression du macronisme

Stéphane Séjourné affirme avoir adoré l’esprit de négociation et de compromis du Parlement européen. Son expérience à Bruxelles lui servira de boussole au Quai d’Orsay. Il faut dire que le Parlement européen est jusqu’à aujourd’hui la plus pure expression du macronisme : l’immense majorité des groupes politiques y votent la confiance à une Commission européenne aussi bigarrée que toute puissante, se privant ainsi mécaniquement du pouvoir d’exercer leur contrôle sur l’agenda européen.

L’action d...


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