Séisme en Indonésie : les autorités mettent un terme aux recherches

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En tout, près de 90.000 personnes ont été déplacées par la catastrophe et vivent dans des centres d'évacuation. / Aaron Favila/AP

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est rendu vendredi dans la ville indonésienne de Palu, ravagée par un séisme et un tsunami qui ont fait 2073 morts et 5000 disparus.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est venu ce vendredi constater les dégâts dans la ville indonésienne de Palu. Le 28 septembre, l'agglomération de 350.000 habitants sur la côte occidentale de Célèbes était ravagée par un tremblement de terre de magnitude 7,5, auquel a succédé un tsunami, qui ont fait au moins 2073 morts, selon un dernier bilan. Le patron de l'ONU s'est attardé dans les quartiers les plus touchés, parlant à des survivants soignés dans un hôpital sous tente et un centre pour évacués. «Nous sommes avec le peuple d'Indonésie et des Célèbes», a déclaré Antonio Guterres.

Pendant deux semaines, les secouristes ont fouillé les décombres, avant de mettre un terme à leurs recherches. Cinq mille personnes sont toujours portées disparues, la plupart enterrées sous les décombres de bâtiments détruits. «Au vu des difficultés sur le terrain, nous avons vraiment besoin de prendre en considération la santé et la sécurité de nos sauveteurs», justifie auprès de l'AFP Bambang Suryo, responsable des recherches dans la ville. Des sauveteurs resteront néanmoins positionnés à Palu jusqu'au 26 octobre, date à laquelle l'état d'urgence imposé sur la zone après la catastrophe devrait être levé.

À Balaroa, Muhammad Rasidi, 29 ans, commence à se résoudre à la fatalité: les trois membres de sa fratrie disparus ne seront jamais retrouvés. «Que pouvons-nous faire d'autre? Nous devons juste l'accepter», explique-il à l'AFP. Le gouvernement envisage de laisser en l'état les localités Petobo et Balaroa. De nombreuses zones se sont enfoncées dans la terre, comme aspirées, quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables (...) Lire la suite sur Figaro.fr