Séisme en Haïti: les secours s'affairent sous la menace d'une dépression tropicale

Des Haïtiens après le séisme.  - Reginald Louissaint Jr.
Des Haïtiens après le séisme. - Reginald Louissaint Jr.

Des bâtiments éventrés, des dépouilles coincées dans les décombres. Deux jours après le puissant séisme qui a frappé Haïti, faisant plus de 1400 morts, les secours s'activaient encore lundi à la recherche des personnes disparues ou bloquées sous les ruines, à l'approche d'une tempête qui menaçait d'aggraver encore la situation.

La dépression tropicale Grace faisait en effet planer le risque d'inondations et de glissements de terrain en Haïti et dans la Républicaine dominicaine voisine, a averti le Centre national des ouragans, basé à Miami. Comme le souligne ici Libération, Grace, qui est passé au large de Porto Rico, menaçait Haïti de ses rafales mesurées à 75 km/h.

hSelon la Protection civile haïtienne lundi après-midi, 1419 personnes sont mortes et plus de 6900 blessées dans le séisme qui a secoué le sud-ouest du pays samedi à 08h29, heure locale. Plus de 37.000 maisons ont été détruites.

L'aide internationale s'organise

De nombreux pays, notamment les Etats-Unis, la Républicaine dominicaine, le Mexique ou encore l'Equateur ont offert leur assistance avec l'envoi de personnel, de rations d'urgence et d'équipements médicaux.

L'armée américaine a annoncé lundi la constitution d'une mission militaire conjointe, avec le déploiement déjà effectué d'une équipe chargée d'évaluer la situation dans les zones affectées grâce à des moyens aériens d'observation. Quatre hélicoptères ont également été mobilisés pour du transport. Il s'agit d'"avoir une idée des dégâts", a expliqué lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Les images aériennes prises par les équipes américaines "aideront à déterminer quelle aide est nécessaire, où et quand".

Le Premier ministre appelle à "oublier les querelles" politiques

Les secours s'affairaient dans les zones affectées à l'aide de camions et de tractopelles comme dans la ville des Cayes, près de l'épicentre du séisme, à quelque 160 km de la capitale haïtienne Port-au-Prince. Le Premier ministre haïtien Ariel Henry, qui a décrété l'état d'urgence pour un mois dans les quatre départements affectés par la catastrophe, a remercié dimanche la communauté internationale.

"Nous voulons donner une réponse plus adaptée qu'en 2010 après le tremblement de terre. Toutes les aides venant de l'extérieur doivent être coordonnées par la direction de la Protection civile", a exigé le chef du gouvernement, tout en appelant ses concitoyens à "l'unité nationale".

"Oublions nos querelles", a plaidé Ariel Henry qui dirige le pays le plus pauvre des Amériques, en pleine crise depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet. Le séisme du 12 janvier 2010, de magnitude 7, avait ravagé la capitale et plusieurs villes de province. Plus de 200.000 personnes avaient été tuées et plus de 300.000 autres blessées lors de la catastrophe tandis que plus d'un million et demi de Haïtiens s'étaient retrouvés sans logis.

Article original publié sur BFMTV.com

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