Ségolène Royal visée par une enquête préliminaire sur ses activités d'ambassadrice

Geoffroy Clavel
Ségolène Royal va devoir s'expliquer sur l'usage des fonds mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des Pôles.

JUSTICE - Déjà engagée dans un bras de fer avec le gouvernement qui menace de la “licencier”, Ségolène Royal va également devoir répondre aux questions de la justice. Le Parquet national financier (PNF) a ouvert en novembre 2019 une enquête préliminaire concernant l’usage fait par Ségolène Royal des moyens mis à sa disposition en tant qu’ambassadrice des pôles, a-t-il annoncé ce mercredi 15 janvier à l’AFP, confirmant une information de la Cellule investigation de Radio France.

L’ex-candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007, qui occupe cette fonction bénévole depuis 2017, avait été mise en cause par une enquête de Radio France pour avoir utilisé à des fins personnelles l’enveloppe mise à sa disposition pour ses frais d’ambassadrice, notamment pour la promotion d’un de ses livres.

Selon FranceInfo, l’enquête préliminaire a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique qui aurait commencé ses investigations il y a un mois. Cette enquête devra notamment déterminer si Ségolène Royal a fait bon usage des moyens mis à sa disposition par le Quai d’Orsay et le ministère de la Transition écologique, à savoir: le financement de trois collaborateurs et une enveloppe de 100.000 euros de frais de mission et de représentation.

“Licenciement” et devoir de réserve

Ce mardi, Ségolène Royal a expliqué elle-même sur Facebook que son licenciement de sa mission bénévole d’ambassadrice des pôles était imminent. Cette décision, qui pourrait intervenir lors d’un prochain conseil des ministres, serait davantage liée aux critiques émises par l’ancienne ministre à l’égard du gouvernement, en contradiction avec son devoir de réserve, qu’à ses déboires judiciaires.

“Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en oeuvre de laquelle, en votre qualité d’ambassadrice (...) vous êtes étroitement associée”, avaient écrit le 7 janvier à Ségolène Royal...

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