Ségolène Royal s'en prend à la "cellule délation" de Radio France

Geoffroy Clavel
Sur France Inter, Ségolène Royal s'en est pris à la "cellule d'investigation délation" de Radio France après une enquête journalistique la visant.

POLITIQUE - L’ancienne candidate à l’élection présidentielle ne s’en laisse pas compter. Après les révélations d’une enquête de Franceinfo vendredi 15 novembre, qui affirme que l’ambassadrice des pôles utilise partiellement ses collaborateurs et l’enveloppe financés par le ministère des Affaires étrangères dans la promotion d’autres activités, Ségolène Royal a une nouvelle fois vertement attaqué la radio et ses équipes, étrillant la “cellule d’investigation délation” de Radio France.

“Je n’ai pas répondu aux questions qui m’étaient posées car elles étaient déjà diffamatoires en tant que telles. Et elles s’appuyaient sur les informations d’un journaliste investigateur délateur”, a lâché Ségolène Royal ce mercredi 20 novembre sur l’antenne de France Inter, précisant avoir écrit à la présidence de Radio France pour obtenir les documents à charge cités par la cellule investigation.

Ségolène Royal avait déjà réagi vendredi dernier à cette enquête en dénonçant des “insinuations” “calomnieuses et diffamatoires”, précisant ensuite vouloir porter plainte en diffamation. 

“Ce qui est en jeu c’est de jeter le discrédit sur des activités bénévoles, humanitaires, sur ma fondation. Ce journaliste a fait lire sur votre antenne une actrice qui a lu un faux témoignage”, a-t-elle encore dénoncé. Faire lire un témoignage par un tiers constitue une pratique courante dans les médias audiovisuels pour protéger certaines sources vulnérables.

L’enquête de Franceinfo rapporte que Ségolène Royal dispose, en vertu de son statut d’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, de trois collaborateurs et d’une enveloppe de 100.000 euros de frais de...

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