Ségolène Royal annonce son licenciement prochain de son poste d'ambassadrice

Romain Herreros
Ségolène Royal en conférence de presse à Paris en 2017. 

POLITIQUE - Débarquée du Quai d’Orsay. Dans son édition du mercredi 15 janvier, le Canard enchaîné révèle que Ségolène Royal, actuelle ambassadrice des pôles, a reçu une lettre pour une convocation en vue d’un licenciement après ses nombreuses prises de position contre l’exécutif, lesquelles contreviennent à son devoir de réserve.

Devançant la sortie de l’hebdomadaire, l’ancienne ministre de l’Environnement a publié sur son compte Facebook ladite lettre en y ajoutant quelques commentaires. “En fait, je ne suis pas convoquée car le licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable”, affirme-t-elle.

Dans le détail, le courrier émanant des ministères des Affaires étrangères et de la Transition écologie fait savoir à Ségolène Royal que le “prochain conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin” à ses fonctions d’ambassadrice. Ce n’est qu’une fois cette formalité accomplie qu’elle sera effectivement licenciée.

Pour ce qui est du motif, la lettre justifie effectivement une décision prise en raison des “récentes prises de parole publiques” de Ségolène Royal, “qui mettent en cause la politique du gouvernement”. 

Une brouille sur fond de présidentielle

Pour l’ancienne candidate à la présidentielle (dont l’activité en tant qu’ambassadrice des pôles avait été épinglée par la presse), cette décision relève du fait du prince. “Je comprends par cette lettre que le président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution”, écrit-elle.

Selon Le Parisien, l’ex-présidente de la région Poitou-Charentes avait reçu plusieurs courriers de rappel à l’ordre avant cette missive. 

Fin décembre, le Canard enchaîné avait d’ailleurs révélé que son licenciement était à l’étude au Quai d’Orsay. Cette lettre rendue publique ce mardi n’est donc que la suite d’un processus à l’oeuvre

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