Ségolène Royal écartée de BFMTV (jusqu’à nouvel ordre) après ses propos sur l’Ukraine

Ségolène Royal (ici le 1er septembre sur BFMTV) est écartée de l’antenne de la chaîne d’informations en continu.
BFMTV / Capture d’écran Ségolène Royal (ici le 1er septembre sur BFMTV) est écartée de l’antenne de la chaîne d’informations en continu.

BFMTV / Capture d’écran

Ségolène Royal (ici le 1er septembre sur BFMTV) est écartée de l’antenne de la chaîne d’informations en continu.

MÉDIAS - Rupture entre BFMTV et Ségolène Royal. Après avoir mis en doute, le 1er septembre à l’antenne, les massacres perpétrés en Ukraine par la Russie, l’ancienne ministre a été écartée de la chaîne, a annoncé Marc-Olivier Fogiel, dimanche 11 septembre.

À l’occasion du premier numéro de C médiatique, diffusé sur France 5 et repéré par Télé Loisirs, le directeur général de BFMTV a expliqué que cette décision était motivée par les propos de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, mais pas que. En effet, alors qu’elle était sommée de revenir s’expliquer à l’antenne, elle a choisi de le faire sur une autre chaîne et de « planter » le rendez-vous qu’elle était censée honorer.

« Entre ses propos particuliers, et le fait qu’elle ne les a pas précisés chez nous comme elle s’y était engagée, le fait qu’elle a disparu alors qu’elle devait venir, moi, j’estime que le lien de confiance est rompu » , a-t-il regretté.

Ségolène Royal dément avoir nié les crimes de guerre russes

Sur BFMTV, Ségolène Royal avait dénoncé « une propagande de guerre par la peur » de la part du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et mis notamment en doute la réalité de « la maternité bombardée » dans le sud-est de l’Ukraine en mars.

Elle a aussi mis en doute le massacre de Boutcha ou « le récit de viol d’enfant pendant sept heures sous les yeux des parents ». « C’est monstrueux d’aller diffuser des choses comme ça uniquement pour interrompre le processus de paix », avait-elle affirmé. Ses propos ont suscité une vive polémique au sein du monde politique.

« Je n’ai jamais nié les crimes de guerre et je m’excuse volontiers auprès des victimes si elles l’ont pensé », avait twitté Ségolène Royal le lendemain.

Elle a tenu à mettre en avant la fin de son propos, selon elle « coupé dans les rediffusions ». Elle y précisait qu’« il y a une forme de surenchère dans la description de l’horreur, pour susciter des livraisons d’armes et pour s’interdire de mettre en place des processus de négociations et de paix, alors que le peuple ukrainien a besoin de la paix (...). La description des horreurs dans le cadre d’une propagande de guerre empêche les processus de paix ».

« Plaider pour la paix, c’est agir pour l’arrêt des souffrances du peuple ukrainien et de l’agression russe », avait-elle encore estimé.

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