Sécurité, transports… passes d'armes entre Valérie Pécresse et Jordan Bardella avant le second tour des régionales

Valérie Pécresse et Jordan Bardella sur BFMTV et BFM Paris. - BFMTV
Valérie Pécresse et Jordan Bardella sur BFMTV et BFM Paris. - BFMTV

"Valérie Pécresse va être élue présidente de la région dimanche prochain, elle le sait parfaitement, tout le monde le sait." Il n'aura fallu attendre que quelques minutes avant que Jordan Bardella, tête de liste Rassemblement national (RN) en Île-de-France, ne déclenche les hostilités avec Valérie Pécresse.

Tout au long du débat de l'entre-deux-tours des régionales en Ile-de-France sur BFMTV et BFM Paris une passe d'armes a eu lieu entre le candidat du Rassemblement national et l'actuelle présidente de la région, assis à côté, sur différents thèmes. Jordan Bardella avait visiblement choisi sa cible: la présidente sortante de la région.

•Sécurité

Sur la sécurité, qui n'est pas une compétence propre à la région mais qui a occupé une large place dans la campagne, Jordan Bardella attaque le bilan de Valérie Pécresse qui aurait "échoué à protéger les Franciliens" notamment dans le quartier de Stalingrad à Paris, "abandonné à des toxicomanes".

"Au-delà de ne rien faire contre l'insécurité, Valérie Pécresse accompagne l'insécurité. En réalité les toxicomanes utilisent des seringues subventionnées par les impôts du contribuable et par les impôts des Franciliens ", déclare la tête de liste du Rassemblement national (RN) .

Une remarque à laquelle l'actuelle présidente a répondu: "il y a des limites au n'importe quoi". Et de rétorquer: "Monsieur Bardella n'a aucune crédibilité sur le sujet, il a fait le choix de l'insécurité deux fois. Il a refusé de voter le bouclier de la sécurité et il a voté contre la charte de laïcité". Déclarations auxquelles le candidat du Rassemblement national réplique, niant fermement.

Quelques minutes plus tard, pas de nouveau thème, mais un nouveau clash. Jordan Bardella accuse Valérie Pécresse d'avoir comme tête de liste en Seine-Saint-Denis Bruno Beschizza, le maire LR d'Aulnay-sous-Bois. Un maire qui selon Bardella aurait "accordé durant son mandat des locaux publics à des prédicateurs radicaux dont certains étaient proches des Frères Kouachi". "Obligée de défendre" son collistier, Valérie Pécresse rétorque.

"Moi j'ai des policiers sur ma liste, pas des mis en examen", répond-elle.

•Transports

Nouvel échange tendu entre les deux candidats, cette fois-ci sur le thème des transports. En effet, Jordan Bardella accuse Valérie Pécresse, de "permettre la gratuité pour les 115.000 clandestins qui sont usagers réguliers". L'actuelle présidente de région s'emporte alors: "Je l'ai supprimé en 2015 et le juge a annulé ma délibération, vous le savez très bien, vous mentez".

Lorsque les différents candidats évoquent le projet du "Grand Paris Express", encore une fois, les deux candidats s'écharpent. Lorsque Jordan Bardella déclare ne pas être "contre", Valérie Pécresse l'attaque: "vous avez changé d'avis, vous avez été contre pendant 10 ans".

•Écotaxe

Mais c'est sur le sujet de "l'écotaxe" que l'actuelle présidente de région va perdre son calme. "J'aimerais juste dire que si Madame Pécresse est élue présidente de région dimanche, ce qui va être le cas, elle mettra en oeuvre sous les applaudissements des verts, l'éco taxe". Valérie Pécresse dément à nouveau, déclarant que Jordan Bardella ne savait pas "du tout" ce qu'elle avait "négocié" avec les transporteurs.

Le candidat RN qui invite la présidente sortante à "se calmer" se voit répliquer une pique de la candidate Libres! qui lui conseille d'avoir "un peu de respect" tout en lui reprochant de "mentir".

D'autres attaques ont fusé pendant le débat. Ainsi, Jordan Bardella a par exemple demandé que les "remarques intempestives" de Valérie Pécresse lui "soient décomptées" de son temps de parole reprochant à Valérie Pécresse de trop lui couper la parole. La candidate ne s'est pas privée de lancer régulièrement des remarques mordantes au candidat RN, reprochant notamment à Jordan Bardella de ne pas suivre "le bon sens" en matière de laïcité ou de sécurité.

Les deux candidats et leurs autres adversaires, Julien Bayou et Laurent Saint-Martin, s'affronteront dans les urnes dimanche au second tour des régionales.

Article original publié sur BFMTV.com

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