Sécurité: la gauche doit "impérativement s'emparer" du sujet, exhorte Faure (PS)

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La gauche doit "impérativement s'emparer" du sujet de la sécurité pour ne pas "l'abandonner à l'extrême droite", a exhorté dimanche le patron du PS Olivier Faure, car ne pas le faire constituerait "une faute politique majeure", a abondé l'écologiste Yannick Jadot.

Revenant sur ses propos, critiqués à gauche, sur un "droit de regard" de la police sur les peines prononcées lors de la manifestation des policiers mercredi, il a de nouveau regretté sur Europe 1/Cnews/Les Echos "une phrase malheureuse" après s'être excusé jeudi.

"Parce qu'elle est précisément celle qui va protéger les plus vulnérables (...), la gauche ne peut pas se désintéresser de la question sécuritaire, elle doit même être au combat sur cette question-là pour ne pas l'abandonner à l'extrême droite", comme elle a pu le faire "par le passé", a considéré M. Faure.

"Drapeau français, Marseillaise, laïcité, et maintenant la sécurité": "rien de tout cela n'appartient à l'extrême droite. Les républicains, c'est nous; ceux qui ont toujours combattu la république, c'est eux. C'est la raison pour laquelle nous devons impérativement nous emparer de ces sujets et considérer que sur ces sujets-là il n'y a pas de gauche illégitime", a-t-il exhorté.

"La République, la laïcité, la police républicaine sont des héritages de la gauche. Les abandonner à la droite et l'extrême droite est une faute politique majeure. Il n'y a pas de liberté sans sécurité", a abondé sur France Inter/franceinfo/Le Monde l'eurodéputé et potentiel candidat à la primaire écologiste Yannick Jadot, également critiqué dans son camp pour sa présence lors de la manifestation de mercredi.

"On ne peut pas laisser un service public aussi essentiel, un pilier de la République, être livré aux manipulation de l'extrême droite et aux gesticulations du gouvernement", a-t-il ajouté.

Dans un courrier aux militants écologistes vendredi, Yannick Jadot avait estimé qu'"il n'y a pas de sujet qui serait par nature interdit aux écologistes". "L'écologie doit traiter ces sujets", a-t-il insisté dimanche, car "bien sûr il y a un problème de sécurité dans notre pays".

Quant aux élections régionales de juin, les écologistes participeront au front républicain lorsque nécessaire, mais ils sont avant tout "là pour gagner": "il faut être offensif face au Rassemblement national, il n'y pas que le front républicain du second tour qui va nous sauver du RN".

Au PS, tant Olivier Faure que la maire PS de Paris Anne Hidalgo, possible candidate de la gauche à la présidentielle de 2022 et interrogée sur Radio J dimanche, se sont prononcés pour un front républicain dès les régionales de juin, et si Marine Le Pen accède au second tour de la présidentielle de 2022.

Le premier secrétaire du PS a par ailleurs annoncé qu'un congrès du parti se tiendrait en septembre, alors que celui prévu mi-décembre 2020, où M. Faure devait notamment candidater à sa propre succession, avait été annulé en raison de la crise sanitaire.

"Je souhaite avoir un mandat clair de la part des militantes et militants pour pouvoir avancer dans cette année décisive", a-t-il souligné.

ggy/cs/caz

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