Sécurité, encombrement, assurance... Quatre problèmes posés par les trottinettes électriques en libre-service

Anne Brigaudeau
A Paris, dix opérateurs se partagent désormais ce marché. De quoi entraîner de multiples problèmes dans la ville.

Comme sur des roulettes ? A Paris, un dixième opérateur a débarqué le 10 avril sur le marché déjà encombré des trottinettes électriques en libre-service. Et pas des moindres puisqu'il s'agit d'Uber (sous la marque Jump), qui entend vendre sous une même application toute la gamme du transport à la demande.

Conséquences : les trottoirs sont de plus en plus encombrés de trottinettes garées n'importe comment, et ces ludiques engins de déplacement personnel en "free floating" posent de nombreux problèmes non résolus, en attendant l'adoption de la loi d'orientation sur les mobilités (LOM). Tour d'horizon des inconvénients soulevés par ce nouveau mode de déplacement, qui exaspère plus d'un piéton à Paris.

Sécurité : une augmentation des "accidents" est "inévitable"

Ce qui pose problème. En 2017, la Sécurité routière faisait état de 284 blessés et 5 tués à trottinettes ou à rollers. La situation risque forcément d'empirer puisque ces statistiques, les plus récentes disponibles, datent d'avant l'arrivée des opérateurs en libre-service. "L'augmentation des accidents liés aux trottinettes électriques est inévitable, puisque c'est une pratique qui se développe", remarque d'ailleurs Emmanuel Barbe. Dans une interview à l'AFP, ce délégué interministériel à la Sécurité routière souligne l'"imprudence" fréquente dans la conduite de ces engins, (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi