Sécheresse : les bassines de réserve d'eau, parfois contestées, sont-elles une solution pertinente ?

Après un hiver particulièrement sec, certaines régions s'inquiètent pour leur ressource en eau. Des solutions existent pour pallier la sécheresse mais certaines sont contestées. C'est le cas pour certains projets de "bassines" qui semblent créer quelques déséquilibres dans leur environnement.

La ressource en eau est, depuis très longtemps, un enjeu au cœur des sociétés du monde. L'histoire montre que des sécheresses trop longues ou trop intenses peuvent mener à des catastrophes sans précédent, allant même jusqu’à . Divers aménagements ont ainsi vu le jour pour pouvoir mieux gérer l’eau et développer une agriculture moins sujette aux aléas climatiques. Parmi eux, les réserves de substitutions qui permettent de prélever l’eau en hiver quand elle est abondante pour la restituer sur les cultures en été quand elle l’est moins. Pouvant prendre différentes proportions, certaines de ces réserves soulèvent des interrogations quant à l’impact qu’elles ont sur leurs environnements. Les récentes protestations contre des projets de “méga-bassines” (des réserves de substitutions pompant l’eau dans de grandes proportions, directement dans les nappes phréatiques) rendent le sujet épineux quant à la pertinence de leurs constructions.

Qu'est-ce qu'une bassine ?

Une bassine adopte le même principe que les barrages ou les retenues d’eau collinaires (réserve alimentée par le ruissellement) : stocker l’eau à un endroit pour contrôler son flux et/ou pouvoir la distribuer selon les besoins à n’importe quelle période de l’année. À la différence près que les bassines ne s'appuient pas sur des reliefs. En effet, le nom de “bassine” vient de la forme rectangulaire que forment les digues d’une dizaine de mètres de haut qui les entourent. Un aspect plastique renforcé par le revêtement en bâches qui les tapissent. “Les bassines sont construites dans des régions plates, là où les lacs et rivières sont peu nombreux, explique Florence Habet, hydroclimatologue et directrice de recherche au CNRS, à Sciences et Avenir. Le manque de relief rend impossible l’accumulation gravitaire de l’eau donc tout est pompé directement dans les nappes phréatiques ou dans des rivières pour remplir les bassines.”

“Ces bassines ont commencé à être construites il y a plusieurs dizaines d’années pour répondre [...]

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