Rwanda : au-delà des chiffres, des Rwandais(e)s

·1 min de lecture
L'atelier de l'entreprise textile Pink Mango qui veut concilier performance économique et compétitivité sociale responsable symbolise assez bien l'actuel Rwanda.
L'atelier de l'entreprise textile Pink Mango qui veut concilier performance économique et compétitivité sociale responsable symbolise assez bien l'actuel Rwanda.

La question souvent posée par ceux qui découvrent le Rwanda est de savoir quels sont les miracles qui ont permis à ce petit pays de l'Afrique de l'Est de rebondir après la catastrophe qu'a été le génocide de 1994. Si de nombreuses raisons sont avancées pour expliquer le parcours exceptionnel de ce pays fortement inspiré par Singapour, il importe d'aborder cette question par un angle capital, mais très rarement évoqué : celui de la responsabilité sociale individuelle (RSI). Celle-ci est souvent occultée, car pas intégrée dans des statistiques. En effet, également cristallisée dans l'engagement bénévole, la responsabilité sociale individuelle appartient au champ de l'informel, ce qui en rend ardue l'évaluation.

À LIRE AUSSI« Les mots du président Macron ont plus de valeur que des excuses »

Cela dit, en prenant le temps d'observer et d'interroger, d'expérimenter et d'écouter, de prendre le pouls de la société rwandaise, en pénétrant son histoire et sa structuration, il est possible d'obtenir des clés de compréhension à même de nous aider dans le décryptage de l'évolution actuelle du Rwanda. Autour de la dynamique qui pousse des femmes et des hommes à des engagements personnels pour lutter contre la précarité, mais aussi à celle qui conduit à concrétiser des initiatives améliorant sensiblement l'indice de développement humain du pays. Deux parcours nous sont apparus symboliques et emblématiques de cette réalité : celle d'Aphrodice Mutangana, directeur des opérat [...] Lire la suite