Russie: le vice-président de la Douma affirme que "l'Ukraine sera envoyée au 18e siècle"

Kiev, le 11 octobre 2022, pendant une panne de courant dans certains quartiers de la capitale ukrainienne, suite à des tirs de roquettes sur des infrastructures critiques. - EUGENE KOTENKO / AFP
Kiev, le 11 octobre 2022, pendant une panne de courant dans certains quartiers de la capitale ukrainienne, suite à des tirs de roquettes sur des infrastructures critiques. - EUGENE KOTENKO / AFP

Si la guerre en Ukraine continue, l'infrastructure du pays de Volodymyr Zelensky "sera démolie et l'Ukraine sera envoyée au 18ème siècle", lance ce mercredi le vice-président de la Douma, chambre basse de l'Assemblée fédérale de la fédération de Russie.

Mercredi, les frappes russes sur les infrastructures ukrainiennes ont entraîné des coupures massives d'électricité et d'eau notamment dans la capitale Kiev, faisant au moins six morts, décriées mercredi par Volodymyr Zelensky comme des "crimes contre l'humanité" devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Emmanuel Macron, de son côté, a qualifié ces frappes de "crime de guerre" qui "ne peut pas rester impuni."

"Ne vous inquiétez pas"

Cibler les infrastructures du pays est la nouvelle stratégie de Moscou pour tenter de gagner la guerre en Ukraine. Début novembre, le secrétaire d'État américain Anthony Blinken estimait que cette stratégie russe servait à "compenser" les défaites de la Russie sur le champ de bataille. "Je ne suis pas d'accord avec les affirmations que la Russie n'a pas de succès sur le terrain, sur le champ de bataille, n'a pas de missile", répond sur BFMTV Piotr Tolstoï.

"Ne vous inquiétez pas", lance-t-il.

Le "problème" de l'armée russe, selon le vice-président de la Douma, est que Moscou "ne veut pas viser la population civile". "Sinon on pourrait raser sur le champ de bataille des dizaines de kilomètres avec les missiles que nous avons", dit-il.

Ces propos de Piotr Tolstoï sont largement contestés par les faits rapportés par de nombreuses ONG et les autorités ukrainiennes. Depuis le début du conflit, des centaines d'enquêtes pour crimes de guerre ont été ouvertes contre des membres de l'armée russe.

Article original publié sur BFMTV.com