Russie : vaste offensive contre les pro-Navalny à la veille d'une manifestation de soutien

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À la veille du 21 avril, jour du discours annuel du président Poutine à la nation, que les partisans d’Alexeï Navalny ont choisi pour appeler les Russes à manifester leur soutien à l’opposant, les autorités répriment dur et tous azimuts. Jusqu’à priver de médecins l’opposant, en grève de la faim, et à bientôt mettre hors la loi son Fonds anti-corruption (FBK), pour " extrémisme ".

Hospitalisé ce 19 avril dans des conditions tout sauf rassurantes, l’opposant de 44 ans, empoisonné au Novitchok l’an dernier par des agents du FSB (le successeur du KGB), est en grève de la faim depuis le 31 mars et son état de santé s’est beaucoup dégradé. À en croire Leonid Volkov, qui dirige le FBK [Fond anti-corruption fondé par Navalny] depuis son exil en Lituanie, " sa vie ne tient qu’à un fil ". En dépit du droit constitutionnel des détenus de voir le médecin de leur choix, ceux qu’a souhaité voir Navalny ont été refoulés par l’établissement où il a été transféré, le lendemain de son hospitalisation.La plupart des leaders occidentaux, parmi lesquels Joe Biden, Emmanuel Macron, et Angela Merkel, ont exprimé leur grande inquiétude pour la santé d'Alexeï Navalny face à l’acharnement répressif du Kremlin. Au grand dam de Moscou qui, contre tous les usages diplomatiques, a prié l’ambassadeur américain en Russie, John Sullivan, de rentrer à Washington ! Et donc d’imiter son homologue russe à Washington, rappelé à Moscou pour consultations après que Biden a qualifié de " tueur " Vladimir...

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