La Russie va quitter l'ISS "après 2024, selon le chef de l'agence spatiale russe Roscosmos

La Station spatiale internationale le 7 mars 2011 sur une image fournie par la Nasa - - © 2019 AFP
La Station spatiale internationale le 7 mars 2011 sur une image fournie par la Nasa - - © 2019 AFP

Le chef de l'agence spatiale russe Roscosmos Iouri Borissov a fait savoir, ce mardi, que la Russie quitterait l'ISS "après 2024", après avoir déjà affirmé que les sanctions occidentales liées à l'invasion russe de l'Ukraine risquaient de provoquer "la chute de la Station spatiale internationale". La Nasa, elle, affirme ne pas avoir reçu de notification "officielle" du retrait des Russes de l'ISS après 2024

"Nous allons sans doute remplir toutes nos obligations à l'égard de nos partenaires" de l'ISS, a déclaré Iouri Borissov, lors d'une rencontre télévisée avec le président russe Vladimir Poutine. "Mais la décision de quitter cette station après 2024 a été prise", a-t-il indiqué.

"Je pense que d'ici là, nous commencerons à créer la station orbitale russe", qui sera "la principale priorité" du programme spatial national, a-t-il ajouté. "L'avenir des vols habités russes doit se baser avant tout sur un programme scientifique systémique et équilibré pour que chaque vol nous enrichisse en connaissances dans le domaine spatial", a-t-il précisé.

La coopération russo-occidentale plombée par la guerre

Nommé à la tête de Roscosmos à la mi-juillet, Iouri Borissov a remplacé Dmitri Rogozine, connu pour son style abrasif et son nationalisme outrancier.

En 2020, la Russie avait perdu le monopole des envois dans l'espace (avec ses lanceurs et vaisseaux Soyouz vieillissants mais fiables) avec l'arrivée sur scène de SpaceX du milliardaire Elon Musk.

La coopération russo-occidentale dans le domaine spatial a aussi été plombée par l'offensive lancée par la Russie depuis le 24 février contre son voisin ukrainien. Les sanctions occidentales prises contre la Russie en raison de cette offensive touchent en partie l'industrie aérospatiale russe et risquent d'avoir des effets sur l'ISS, dont certains ravitaillements pourraient être perturbés. Enfin, le secteur spatial russe est gangréné depuis des années par la corruption et le manque d'innovations.

Article original publié sur BFMTV.com

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