La Russie s'inquiète de la hausse des victimes civiles en Birmanie

·1 min de lecture

Moscou s’inquiète de la répression sanglante qui caractérise les rassemblements pro-démocratie en Birmanie. Une prise de position marquante dans la mesure où ce pays d’Asie du Sud-Est reste un partenaire stratégique de la Russie dans la région et que le vice-ministre russe de la Défense était le week-end dernier à Naypyidaw, la nouvelle capitale birmane.

Avec notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin

Même si les relations entre Moscou et Naypyidaw sont anciennes et constructives, selon Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin a toutefois précisé lundi que cela ne signifie pas pour autant que la Russie approuve les événements tragiques en cours en Birmanie.

Moscou se dit même préoccupé par le nombre croissant de civils tués dans la répression des manifestations pro-démocratie, quand bien même la Birmanie est considérée par la Russie comme un allié loyal et un partenaire stratégique en Asie du Sud-Est.

À lire aussi : Birmanie: tollé mondial après la journée de répression la plus sanglante depuis le putsch

Ces propos ont donc un écho particulier, d’autant plus que le week-end dernier, le chef de la junte militaire birmane recevait le vice-ministre russe de la Défense. Alexandre Fomine a assisté samedi à un défilé militaire impliquant des chars et des avions de chasse russes. Une visite destinée à approfondir la coopération militaire entre les deux pays, selon la Défense russe, alors que dans le même temps, le régime réprimait dans le sang les manifestations pro-démocratie.

Au total, 107 personnes sont tombées sous les balles des forces de police, dont plusieurs enfants. Ce qui constitue le bilan le plus lourd depuis le coup d’Etat militaire du 1er février dernier.