Russie: dans la région de Belgorod, des écoliers sont préparés à repérer des mines

REUTERS - STRINGER

Mardi 15 novembre encore, selon les autorités locales, deux personnes ont été tuées et trois blessées dans des frappes ukrainiennes contre la région russe de Belgorod. Dépôt de pétrole, centrale électrique et même immeubles d'habitation : depuis cet été, le conflit a débordé sur le territoire russe, essentiellement dans les villes et villages de l'ouest du pays, le long de la frontière avec l'Ukraine. Depuis un mois, Belgorod et sa région vivent aussi sous un régime dit de sécurité « moyen », juste au-dessous du niveau de la loi martiale. Et depuis quelques jours circule un manuel destiné aux enfants d'âge pré-scolaire sur comment gérer un quotidien menaçant.

De notre correspondante à Moscou,

Ils ne savent pas encore lire couramment, à peine écrire quelques mots, mais ils doivent apprendre à reconnaître le bruit d’une alarme anti-aérienne et ce qu’est une mine anti-personnel.

Pour cela, les enfants de 5 à 7 ans dans la région de Belgorod disposent désormais d’un manuel de formation. À l’appui, des dessins. Exemple : colorier dans une image tout ce qui peut ressembler à une mine dite « pétale ». Très létale, ce type d’engins est connu pour mutiler sur plusieurs mètres de distance.

Le mécontentement de certains parents

Autre chapitre important de ce livre, comment se comporter en cas de bombardements. Là aussi, c'est à l'aide du coloriage que se fait la pédagogie : les enfants sont invités à mettre en couleurs sur le plan d’un appartement les endroits où ils ne peuvent pas se cacher. On trouve aussi dans ces pages des comptines, des poèmes avec des rimes qui égrènent toutes ces consignes. Certains parents ont protesté : laissons les adultes les protéger, ils doivent avoir une petite enfance normale, ont-ils dit.


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