La Russie a récupéré 93 milliards d'euros en exports d'énergies depuis le début de la guerre

Quatre-vingt-treize milliards d'euros, c'est la coquette somme que la Russie a touché lors des 100 premiers jours de la guerre en Ukraine, en exportant ses énergies fossiles. Les comptes ont été faits par le Centre for research on energy and clean Air (CREA), un centre de recherche sur l'énergie basé en Finlande. Alors que l'Ukraine somme les Occidentaux de rompre tout commerce avec la Russie, selon ce rapport, l'UE a été le principal acheteur.

Près des deux tiers des achats de combustibles fossiles à la Russie lors des 100 premiers jours de la guerre en Ukraine ont été réalisés par l'Union européenne. Certes, la Chine est le plus gros importateur, mais elle est talonnée par l'Allemagne, qui a déboursé plus de douze milliards d'euros, suivie, d'un peu plus loin, par l'Italie.

Alors, c'est vrai, au mois de mai, les exportations d'énergies fossiles ont baissé par rapport à l'avant-guerre. Le centre de recherche sur l'énergie et l'air pur comptabilise une baisse de 15%, mais la Russie bénéficie de la hausse des cours, liée en partie à la reprise post-Covid, liée aussi à la guerre en Ukraine.

Les prix ont tellement augmenté sur un an que malgré la baisse de volume, malgré le rabais consenti sur le pétrole par la Russie par rapport aux cours mondiaux, les revenus, bien qu'en baisse par rapport à mars, restent à des sommets.

Parmi les pays qui ont fait des efforts pour réduire leurs importations figurent la Pologne, la Finlande et les Pays baltes. Le rapport épingle au contraire la Chine, l'Inde et la France. L'Hexagone est, selon le CREA, le plus gros acheteur de gaz naturel liquéfié russe.


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