Russie: les protestations et les plaintes des mobilisés se multiplient dans les casernes

AFP - YURI KADOBNOV

Des soldats russes mobilisés se sont révoltés dans la nuit du vendredi 04 novembre au samedi, dans leur caserne près de la ville de Kazan. Ils protestent contre leurs mauvaises conditions de vie : manque d'eau, de nourriture et de bois de chauffage. Les incidents de ce genre se multiplient dans toute la Russie depuis quelques jours.

Les vidéos ont d’abord circulé sur les réseaux sociaux russes avant d’être authentifiées et reprises dans la presse. On y voit un attroupement, en pleine nuit, en extérieur, dans ce qui semble être une base militaire. Des dizaines d’hommes en uniformes dépareillés entourent un officier russe. Ils l’accablent de reproches et de jurons, ils se plaignent de n’avoir reçu que des fusils rouillés datant des années 1970, de n’avoir ni eau, ni nourriture, ni même de bois pour se chauffer. Les soldats exigent d’obtenir, au moins, de quoi pouvoir se laver et nettoyer leurs vêtements.

Plaintes tous azimuts

C’est une scène symptomatique du déroulement de la mobilisation en Russie. Après la confusion des premières semaines et la panique de mobilisables, les problèmes continuent dans les casernes. Un manque d’équipements, de dortoirs, et même parfois de vivres et d’eau au sein des casernes parfois insalubres ou délabrées. Rien n’est prêt pour accueillir les conscrits. Les plaintes émergent d’un peu partout dans le pays, filmées par les recrues elles-mêmes sur leurs téléphones portables. Et relayées tout autant par les milieux anti-guerre que dans les sphères nationalistes et pro-guerre, où l’on s’indigne d’une telle impréparation.

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