Russie : l'opposant à Poutine, Alexeï Navalny, jusqu'au bout de son calvaire

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Les suppliques de l'épouse de l'activiste de 44 ans n'y ont rien changé. Le Kremlin a refusé vendredi de libérer Alexeï Navalny, condamné le mois dernier à deux ans et demi de prison. Et ce, malgré les messages alarmants sur son état de santé. "Apparemment, j'ai un nerf coincé car je restais tout le temps assis, recroquevillé" dans des fourgons de police et en cellule, a affirmé sur Instagram le militant anticorruption, qui évoque un mal de dos intense l'empêchant de se redresser ou de se plier.

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La douleur est telle que l'avocat craint de perdre l'usage de sa jambe droite, déjà insensible par endroits. La veille, dans une plainte adressée aux autorités et rendue publique sur son site, il dénonçait aussi ses geôliers, qui le torturent par privation de sommeil. Les gardiens des services pénitentiaires de la région de Vladimir, près de Moscou, où il a été transféré, le réveilleraient huit à dix fois par nuit.

La détermination du Kremlin

Si Navalny dit vrai, cela montre, après l'empoisonnement au Novitchok probablement commis par le FSB cet été, la détermination du Kremlin à réduire au silence celui qui pourrait être un concurrent sérieux de Vladimir Poutine pour la présidentielle de 2024.

Pour l'instant, rien ne semble pouvoir entraver ce jusqu'au-boutisme. Le pouvoir est parvenu, au prix d'une répression brutale, à éteindre le mouvement de contestation né après l'emprisonnement de l'opposant. Quan...


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