En Russie, un incendie géant ravage une fabrique historique de Saint-Pétersbourg

·2 min de lecture

Un incendie ravageait lundi la "manufacture Nevski", une fabrique historique de Saint-Pétersbourg. Deux pompiers ont été hospitalisés et le contact a été perdu avec un troisième. Le bâtiment, qui date de 1841, est sur la liste des monuments historiques de la région.

D'immenses flammes et une épaisse fumée noire s'élevaient lundi 12 avril au-dessus de la "manufacture Nevski", une fabrique historique de Saint-Pétersbourg, en Russie. Un gigantesque incendie dévastait cet emblématique bâtiment de l'ancienne capitale impériale russe, sur la liste des monuments historiques de la région.

Deux pompiers ont été hospitalisés après avoir été brûlés sur la moitié du corps et le contact a été perdu avec un troisième, selon le ministère russe des Situations d'urgence. Quarante personnes ont été évacuées.

"Selon des données préliminaires, une personne est morte, deux ont été hospitalisées", a annoncé le ministère. L'état de santé des blessés, brûlés sur 40 à 50 % du corps, est jugé sérieux.

Le ministère russe a précisé que 40 personnes avaient été évacuées de l'usine.

Un bâtiment du XIXe siècle

Les circonstances de départ du feu étaient toujours inconnues alors que les quelque 350 pompiers déployés luttaient contre les flammes, visibles depuis le centre historique de Saint-Pétersbourg et qui touchent plus de 10 000 mètres carrés.

Plus de 4 000 mètres carrés de ce vaste complexe en briques rouges, dont une partie est encore un site industriel, sont en train de brûler, a affirmé une source des services de secours citée par les agences de presse russes.

Construite par l'industriel anglais J. Thornton au XIXe siècle, la fabrique a longtemps été l'une des plus grandes usines textiles de Russie et d'URSS. Une partie du complexe est toujours consacrée à cette activité, le reste étant soit abandonné soit loué en tant que locaux commerciaux.

Non-respect des normes de sécurité

Selon l'agence de presse publique Tass, une visite d'inspection effectuée en février et mars avait relevé de nombreuses violations, notamment l'absence de systèmes d'alarme ou d'extinction automatique de feu.

"Il y avait des violations assez graves", a indiqué une source citée par Tass, ajoutant qu'une procédure pénale avait été ouverte après cette visite.

Le Comité d'enquête russe a indiqué avoir ouvert une enquête pour négligence ayant entraîné la mort.

Avec AFP et Reuters