Russie : la guerre secrète pour le vaccin

Cet été, Vladimir Poutine a pris le monde de court en annonçant : "Pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré". Un vaccin baptisé "spoutnik". Le président russe affirme que sa fille en a bénéficié alors qu'à ce moment-là, il n'avait été testé que sur 76 personnes. Les essais cliniques se poursuivent, mais la population commence à être vaccinée. Les stocks sont faibles et réservés aux professions exposées. Une manipulation de données Elena Kolpakova est médecin généraliste. Elle se fait vacciner : "Oui, j'ai confiance. Bien sûr à un moment j'ai eu une petite angoisse, c'est normal. Mais au fond, j'ai confiance", explique-t-elle. Les Russes ont publié les résultats des deux premières phases d'essai dans un journal scientifique. Des résultats improbables selon Dominique Costagliola, épidémiologiste : "Ça laisse penser qu'il y a eu de la manipulation de données, c'est vraiment quelqu'un chose d'inacceptable, criminel pour moi". Les Russes ont nié toute manipulation et invoquent le hasard.