La Russie dénonce une agression et garde sa ligne

Libération.fr

Pour Vladimir Poutine, les frappes américaines sont une violation du droit international. L’idée d’un rapprochement avec Trump s’éloigne.

La visite du secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, à Moscou, prévue mardi et mercredi, sera tendue. La frappe américaine en Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi a non seulement pris de court le président russe, mais l’a aussi ulcéré. «C’est une agression contre un Etat souverain en violation des normes du droit international», a ainsi déclaré Vladimir Poutine. L’initiative va «inévitablement constituer un obstacle majeur à la création d’une coalition internationale contre le terrorisme», a-t-il ajouté.

L’idée d’un rapprochement entre Moscou et Washington, envisagée lors de l’accession au pouvoir de Donald Trump, semble désormais enterrée, en tout cas à court terme. Moscou a appelé vendredi à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Alors que les grandes chancelleries européennes se sont rangées plus ou moins clairement derrière Trump, rejointes par les diplomaties japonaise et turque, la Russie, elle, doit se contenter du soutien de son allié iranien et de celui, plus nuancé, de la Chine.

«La réaction de la diplomatie russe, qui insiste sur le caractère peu fiable des informations données par les Casques blancs [une organisation de secouristes syriens, ndlr], sonne comme une insulte au bon sens», juge l’expert Vladimir Frolov sur le site Republic. Moscou a refusé de soutenir une résolution des Nations unies qui condamnait les attaques chimiques de Khan Sheikhoun, tout en défendant la tenue d’une enquête approfondie. «Le régime syrien est un allié qui peut s’avérer assez encombrant, la Russie ne contrôle pas tout ce qu’il fait. Pour autant, la posture russe ne devrait pas fondamentalement évoluer, elle n’a pas changé depuis 2011», estime Igor Delanoë, directeur-adjoint de l’Observatoire franco-russe de Moscou. Les premières mesures prises par le Kremlin ne laissent pas présager de changement de cap : Moscou a (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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