La Russie change à nouveau son commandant des opérations en Ukraine

Le chef d'état-major Valéri Guerrasimov le 21 décembre 2022 - SERGEY FADEICHEV / SPUTNIK / AFP
Le chef d'état-major Valéri Guerrasimov le 21 décembre 2022 - SERGEY FADEICHEV / SPUTNIK / AFP

La Russie a de nouveau remplacé mercredi le commandant de son offensive en Ukraine en nommant cette fois le général Valéri Guerassimov, le chef d'état-major des armées, a annoncé le ministère de la Défense.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que Valéri Guerassimov était nommé "commandant du groupement combiné de troupes" déployées en Ukraine en remplacement de Sergueï Sourovikine arrivé à ce poste en novembre à peine. Selon le ministère, ce changement s'explique par un "élargissement des missions" à remplir et la "nécessité" d'une "interaction plus étroite" entre les composantes de l'armée.

"Élargissement de l'ampleur des missions"

"La hausse du niveau de commandement de l'opération spéciale (en Ukraine) est liée à un élargissement de l'ampleur des missions à accomplir, à la nécessité de mener une interaction plus étroite entre les composantes des forces armées", a expliqué le ministère.

Il précise que Valéri Guerassimov aura pour adjoints les généraux Sergueï Sourovikine, Oleg Salioukov et Alexeï Kim.

Réputé implacable, Sergueï Sourovikine avait été nommé en octobre commandant des troupes en Ukraine pour redresser la situation de l'armée russe qui subissait des revers face à des offensives ukrainiennes dans les régions de Kharkiv (nord-est) et de Kherson (sud).

C'est notamment Sergueï Sourovikine qui avait proposé et organisé le retrait des forces russes de la ville de Kherson, début novembre, un revers majeur pour le Kremlin.

Un front stabilisé

Depuis, le front s'est globalement stabilisé, hormis dans la zone de Bakhmout, dans la région de Donetsk (est), une ville que l'armée russe et le groupe paramilitaire Wagner cherchent à conquérir depuis des mois.

Face à ces difficultés sur le terrain, Vladimir Poutine a ordonné la mobilisation de 300.000 réservistes et une campagne de bombardement des infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Article original publié sur BFMTV.com