Russie, Biden, Iran... Les vérités d'Hubert Védrine

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Les manifestations en faveur d'Alexeï Navalny réprimées au point que les prisons des grandes villes russes sont engorgées? La nouvelle politique étrangère de Joe Biden visant à poursuivre l'endiguement de la Chine? Hubert Védrine n'a pas la réputation de vouloir commenter à chaud l'actualité internationale la plus brûlante pour rassurer ou déchaîner l'opinion publique. Les réponses à ces questions, il faut les chercher dans chacune des entrées de son Dictionnaire amoureux de la géopolitique*, comme autant de portes dans un labyrinthe de puissances et d'impuissances. Un ouvrage qu'il a conçu comme une "causerie" ou une "déambulation" dans un monde qui nous paraît, à tort ou à raison, comme de plus en plus brutal. À condition de l'analyser sans se soumettre à la dictature des émotions.

Navalny donc? "L'Occident n'a plus le monopole du pouvoir et de la hiérarchie des valeurs", nous confie Hubert Védrine. Selon lui, il n'y a pas de raison de combattre aujourd'hui une Russie "moins pire et bien moins puissante que ne l'était l'URSS du temps de la guerre froide, à une époque où l'on y assassinait bien plus d'opposants". D'où son approbation de la démarche du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, ces dernières heures, de "vouloir parler aux Russes et non pas des Russes".

La diplomatie "a été inventée pour parler à des monstres"

Il approuve aussi l'engagement de Joe Biden de prolonger le traité New Start de désarmement nucléaire. "Parler aux Russes, ce n'est pas s'affaibli...


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