Moscou et Washington appellent Erdogan à la raison en Syrie

Après une série de raids de l’aviation turque en Irak et en Syrie et les menaces d’Ankara, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a appelé la Turquie à ne pas « déstabiliser la situation » en Syrie.   - Credit:NATALIA KOLESNIKOVA / AFP
Après une série de raids de l’aviation turque en Irak et en Syrie et les menaces d’Ankara, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a appelé la Turquie à ne pas « déstabiliser la situation » en Syrie. - Credit:NATALIA KOLESNIKOVA / AFP

Alors que le président turc Erdogan menace d'une opération terrestre de son armée en Syrie, les appels à la raison se font entendre des deux côtés de l'Atlantique. Le Kremlin a exhorté mardi 22 novembre la Turquie à ne pas « déstabiliser la situation » dans le nord de la Syrie, où Ankara a mené plusieurs raids aériens contre des combattants kurdes. « Nous appelons à la désescalade en Syrie pour protéger les civils et soutenir l'objectif commun de vaincre l'État islamique », a plaidé pour sa part le porte-parole du département d'État américain Ned Price.

M. Erdogan menace depuis mai d'une nouvelle offensive sur ces territoires, mais l'attentat survenu le 13 novembre à Istanbul (6 morts et 81 blessés), attribué par Ankara aux combattants kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et des YPG (Unités de protection du peuple), risque d'accélérer les opérations. « Nous avons survolé les terroristes pendant quelques jours avec notre aviation et nos drones. Si Dieu veut, nous allons les éliminer bientôt avec nos soldats, nos canons et nos chars », a lancé mardi le chef de l'État lors d'un discours dans le nord-est du pays.

L'aviation turque a lancé dimanche 20 novembre l'opération « Griffe épée », une série de raids aériens contre 89 positions du PKK et des YPG dans le nord de l'Irak et de la Syrie, qui ont fait près d'une quarantaine de morts en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Mardi, une nouvelle frappe de drone turc a visé [...] Lire la suite