La Russie accuse l'Ukraine d'avoir bombardé un camp de prisonniers

Un militaire ukrainien à Siversk, dans l'oblast de Donetsk, dans le Donbass, le 22 juillet 2022 - Anatolii STEPANOV / AFP
Un militaire ukrainien à Siversk, dans l'oblast de Donetsk, dans le Donbass, le 22 juillet 2022 - Anatolii STEPANOV / AFP

L'armée russe a accusé les forces ukrainiennes d'avoir bombardé une prison sous contrôle des séparatistes pro-russes, dans la nuit de vendredi à jeudi, dans le Donbass. La frappe aurait tué 40 prisonniers de guerre ukrainiens et en aurait blessé 75 autres.

Le ministère russe de la Défense a affirmé, dans un communiqué, que des tirs d'un système d'artillerie Himars, fourni à l'Ukraine par les Etats-Unis, avaient frappé une prison de la région de Donetsk, près de la localité d'Olenivka (Elenovka en russe).

Kiev dément viser des prisonniers ou des civils

"Cette provocation scandaleuse vise à effrayer les soldats ukrainiens et à les dissuader de se rendre", a assuré le ministère. La télévision publique russe a diffusé des images présentées comme étant celles des baraquements carbonisés, sans montrer de victimes. L'AFP n'a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.

L'armée ukrainienne a démenti cette accusation: "Les forces armées d'Ukraine, qui adhèrent pleinement aux principes et aux normes du droit international humanitaire, n'ont jamais procédé et ne procèdent pas à des bombardements d'infrastructures civiles, en particulier dans des endroits où des prisonniers de guerre sont susceptibles d'être détenus", a-t-elle assuré dans un communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kouleba a retourné l'accusation dans un message sur Twitter. "La Russie a commis un autre crime de guerre terrifiant en bombardant un établissement correctionnel dans la région occupée d'Olenivka où elle détenait des prisonniers de guerre ukrainiens", a-t-il assuré.

La prison abritait des membres du régiment Azov

Le ministère de la Défense russe précise que la prison abritait notamment des membres du régiment Azov, qui s'est illustré dans la défense de la ville de Marioupol face à l'armée russe et que Moscou accuse d'être une formation néo-nazie.

Après de longues semaines de siège et de résistance sur le site sidérurgique d'Azovstal à Marioupol, quelque 2500 combattants ukrainiens s'étaient rendus en mai. Les autorités russes avaient indiqué qu'ils seraient incarcérés à Olenivka.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles